La nostalgie des petits papiers peints

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Le sentiment qui me frappe, lorsque mon regard se pose sur les récents travaux de Maryse Arsenault, est que l’Acadie abrite un passé légendaire qui est nourri par l’imaginaire de son héritage. Entre les murs colorés du café Maelstrom, les images de fillettes fantomatiques se fusionne avec l’ambiance. La présence de ces spectres infantiles infuse le café d’un  calme inattendu. Le sentiment langoureux , que laisse entrevoir, l’évocation de ces êtres énigmatiques  exige  l’attention du spectateur. Pourtant, une image, en particulier, interpelle quiconque pose un regard furtif sur celle-ci. Une peinture en question démontre la représentation limpide d’une fillette qui semble se dissiper comme le brouillard. De toute évidence, cette petite fille est l’excuse parfaite pour vouloir m’entretenir avec l’artiste.

Nous voilà quelques semaines plus tard, l’artiste et moi, partageant un pichet de sangria. Mon être bouillonne de questions, et je désire comparer mes impressions personnelles avec l’essence véritable des œuvres de l’exposition. Notre conversation débute, alors, instantanément et sans difficulté. Arsenault déborde d’une énergie palpable qui transmet clairement la passion derrière son travail. Inutile de décrire les nombreuses avenues explorées, car notre entretien passe de la conscience collective aux croyances amérindiennes. L’artiste décrit, d’abord, la série comme une forme d’autoportrait qui utilise, à partir de vieilles photographies, des personnages familiaux. Elle fait référence aux ancêtres de chaque individu qui forment l’empreinte d’une mémoire collective. Son travail se veut une généalogie du passé démontrant la possibilité de l’immortalité au travers l’héritage familial. Il y a souvent, en récurrence, des éléments floraux dans les images évoqués. L’artiste explique, alors, son désir d’aborder la dualité de l’innocence versus la corruption chez l’humain. Les fleurs deviennent alors le symbole du cycle éphémère de la jeunesse jusqu’à la mort.

Éventuellement, le pichet devient vide et mes interrogations deviennent résolues. Toutes les deux un peu transformées par notre conversation arrosée de sangria, nous laissons derrière nous le café Maelstrom et les résidus ancestraux accrochés à ses murs.

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Moncton

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